Après la belle saison

Six mois ! Sans vous donner de nouvelles ! Mais où a filé notre temps ? On ne pourra pas s’en défausser sur la connexion internet, le tuffeau laisse très bien passer la 4g. Alors pourquoi si peu d’articles ?

En vérité, les troglodytes ont charbonné, et vous savez ce que c’est, il y a toujours autre chose. Trouver un emploi, cueillir des asperges, puis arrêter de cueillir des asperges, trouver un autre emploi. Accueillir la foule des amis de passage pendant l’été. Et faire des chantiers, des chantiers, des chantiers…

Il faut dire aussi que dès mars dernier, l’hiver s’approchait, et fort d’un ou deux épisodes traumatiques liés au froid et à l’humidité, les habitant.e.s pensaient surtout à molletonner, calfater et confortabiliser les écrins dans lesquels ils passeraient leur seconde mauvaise saison. C’est désormais chose faite. Enfin, nous pouvons revenir aux nouvelles !

Depuis l’installation de l’assainissement temporaire, une nouvelle pièce est passée du statut de « salle vide » à « logement ». Ce chantier ayant été long et complexe, il fera bientôt l’objet d’un article à lui seul. Que l’on sache seulement que poncer la chaux d’un mur plein de recoins, d’encoignures et de fissures, avec de minuscules ponceuses, est une tâche répétitive, pénible, et qui peut prendre un bon deux mois à cinq.

Masque et protection des yeux, nécessaires lorsque l’on projette pendant plusieurs heures une poussière de chaux et de tuffeau autour de soi.

Puisque, donc, nous n’allons pas vous en dire plus sur ce chantier pour l’instant, mais que nous voulions vous dire que nous sommes toujours vaillants, vous trouverez à la suite quelques nouvelles rapides des mille et une autres tâches qui ont été effectuées depuis le printemps dernier.

Encore et toujours de l’eau

C’est une chose à laquelle il faut se faire lorsque l’on vit dans une éponge : on n’en finit jamais avec l’eau. L’une des opérations d’entretien annuel est le curage des sources, qui consiste à trouver différentes formes de piques, barres à mines, hérissons ou tiges en métal pour aller racler les conduits d’écoulement. Libérer ces voies du calcaire, ou des différents autres dépôts qui s’y forment, permet d’éviter que l’eau ne s’amasse dans le tuffeau, dont la capacité de rétention est très élevée, voir qu’elle ne creuse de nouveaux chemins pour s’écouler. Aucun d’entre nous n’a envie de voir une source surgir au milieu de son salon !

Le mouvement est simple et ne demande pas de formation. A la main ou avec un marteau, on tape et on racle.

Pour ceux qui ne seraient pas rassasiés après une ou deux après-midi de curage, il est toujours possible de partir en quête d’autres sources. Les anciens du site vous en communiqueront les coordonnées précises : « Ce qui est sûr, diront-ils, c’est qu’avant, une source coulait ici. » Mais il arrive que l’eau sorte de son lit. Sur la photo suivante, nous n’avons pas trouvé de source ; mais à force de creuser, notre trou s’est rempli par écoulement. Nous avons donc une mare de plus.

La bonne vieille technique du travail en groupe pour aller plus vite.

Et puis il arrive aussi que les sources et/ou les canalisations débordent. Alors, il faut creuser, démolir les croûtes rocheuses, voir remplacer de vieilles canalisations entièrement bouchées par le calcaire charrié par l’eau.

Une flaque d’eau apparaissait quotidiennement à cet endroit. Gratter la voie d’écoulement de la source en amont, puis changer les canalisations ont permis de la faire disparaître un temps. Las, à peine revenu l’automne, cette flaque est reparue… La raison en est encore inconnue.

Construire, aménager

Bien que la majorité des travaux de construction aient concerné la salle dite « arcade gauche », dont nous vous parlions plus haut, quelques autres avancées ont été faites. Nous ne reviendrons pas sur la plupart, qui sont de l’ordre du bricolage « normal » – retaper des fenêtres, isoler des portes, lisser des escaliers, combler des trous, percer des conduites d’eau, etc.

Quelques rapides photos, toutefois, de la petite dalle flottante réalisée dans la salle que nous rénoverons cet hiver/printemps.

Le trou au sol, à mi-chemin entre la porte et la fenêtre, fait plus d’un mètre de profondeur. L’idée était de le boucher sans y perdre accès, pour en faire un rangement, y laisser passer les conduites d’eau, etc.
Les bordures ont été taillées, puis une plaque de notre polystyrène de récup’ découpée, pour former un « sol » de part et d’autre de l’ouverture au milieu. Des fers à béton ont alors été disposés pour solidifier la future chape, tandis qu’un coffrage a été placé au milieu.
La chape est coulée directement sur le polystyrène et les fers à béton. Une fois sèche, ce sont les fers et la bordure creusée du tuffeau qui la retiennent. Le polystyrène ne fait plus qu’isoler. A la place du coffrage en bois, il n’y aura plus qu’à mettre une trappe pour avoir accès au petit sous-sol. Mais avant cela, bien des travaux sont à effectuer ici : cette salle étant probablement la plus complexe de celles que nous avons à rénover, nous reviendrons bientôt sur tous les enjeux et travaux qui précéderont l’installation de la trappe.

En parallèle, beaucoup d’efforts ont été fait pour que les logements commencent à ressembler à… des logements !

Il s’agit de la pièce dont l’image clôturait le tout premier article parlant de nos travaux. Le sol n’est pas droit, les murs bien nus, et l’eau est encore montée au bidon… mais on y vit bien !

Bien sûr, pour en arriver là, il a fallu d’abord monter les meubles. Parfois un lit, un fauteuil ou un canapé… ou pourquoi pas, une boisinière en fonte de trois cent kilos…

Nous n’arborions pas un tel sourire tout au long du processus !

… Et pas mal d’autres choses.

Comme planter des arbres fruitiers et des aromatiques ; couper des bananiers ; ou découvrir le long de son épuration une forêt de courges en pleine expansion. Avis aux amateurs de cucurbites, nous avons une ou deux centaines de kilos disponibles !

Les deux grosses lignes de verdure au centre sont des potirons, courges spaghettis et courgettes, qui ont si bien poussé qu’elles ont étouffé les ronces et les orties. Nous avons retrouvé des potirons dans les buissons, dans les ronces, dans les arbres…

Ou tout simplement, faire des choses qu’il faut faire, dont on ne sait même plus, un mois après, pourquoi il fallait les faire. Mais elle furent faites, et somme toute, c’est toujours autant de gagné !

Bouger du sable. Bouger du sable. Bouger du sable !

En attendant de vous donner de nouvelles de chantiers plus complexes, nous vous souhaitons un bon début d’hiver !

3 réflexions sur “Après la belle saison

  1. Gaëtane Bernard

    Coucou à toute l’équipe! Quelle énergie! Si vous avez besoin d’un coup de main, je pense que certaines personnes de notre groupe et moi -même seraient ok, de vous aider à un moment ou à un autre. Belle soirée

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  2. Alexis GIRAUDET

    Que de travail! il faut être fou pour se lancer dans un chantier comme ça ! mais vous êtes jeunes et un peu fous et c’est bien !
    je vous souhaite plein de courage cet hiver s’annonce froid et humide préparez vous bien, si vous manquez de bois , j’en ai plein qui ne va pas servir car ma pompe chaleur fonctionne super bien y’a juste à venir le chercher

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